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Mesures de prévention

Plus l’évolution de la pneumonie est grave, plus la probabilité de lésions pulmonaires irréversibles augmente. Pour y échapper, il est judicieux d’adopter des mesures prophylactiques afin de prévenir les pneumonies ou, au moins, d’en limiter la gravité.


Puisque la grippe des veaux résulte de la conjonction de plusieurs facteurs, différentes mesures de prévention sont importantes pour prévenir l’apparition de la maladie et les pertes financières qui y sont associées. En font partie une bonne gestion du colostrum, l’optimisation des conditions de garde, l’exclusion des facteurs de stress immunosuppresseurs ainsi que la prophylaxie au moyen d’une vaccination.


Une bonne gestion du colostrum

Pendant la gestation, les veaux ne reçoivent pas d’anticorps de leur mère à même de les protéger contre les maladies. De plus, durant leurs premières semaines de vie, leur système immunitaire n’est pas en mesure d’en fabriquer. Ainsi, pour pouvoir se défendre contre les germes durant ces premières semaines de vie, les veaux sont tributaires des anticorps protecteurs présents dans le colostrum.


C’est pourquoi il est important que les veaux reçoivent du colostrum de bonne qualité, en temps voulu et en quantité suffisante, seule et unique garantie d’un approvisionnement optimal en anticorps.


Vous trouverez des informations sur le thème du colostrum dans cette vidéo „Gestion du colostrum“:

image: Titel Video Kolostrum


Vous trouverez également des informations sur le thème du colostrum dans la brochure „Prévention et traitement des diarrhées du veau“:




Prophylaxie par vaccination


Les vaccinations diminuent les taux de morbidité et de mortalité dans les exploitations. Les vaccinations amènent le système immunitaire de l’animal à fabriquer des anticorps protecteurs contre les germes rendus inoffensifs contenus dans le vaccin. En cas d’infection ultérieure avec ces germes, les anticorps déjà présents permettent de les éliminer rapidement, avant même qu’ils aient pu se multiplier.


Le but des vaccinations est de développer des mécanismes de défense ciblés contre certaines structures des germes présentes dans le vaccin.


Pour obtenir une protection efficace, il est important de vacciner tous les animaux d’une exploitation ou d’un groupe susceptibles de l’être.


Dans le cas de la grippe bovine, il est possible de vacciner les veaux dès l’âge de 2 semaines. Après une première vaccination à l’âge de 2 semaines et un rappel à l’âge de 6 semaines, l’immunité vaccinale se développe jusqu’à l’âge de 8 semaines.


Il est en outre possible de vacciner les mères pendant la gestation. De la sorte, les veaux nouveau-nés reçoivent avec le colostrum des anticorps supplémentaires contre la grippe bovine (voir ci-dessous). Ceci est particulièrement indiqué dans les exploitations où les veaux contractent la grippe au cours de leurs 6 premières semaines de vie.



Management et garde

 


Le thème du management et de la garde est aussi vaste qu’essentiel.

Dans les exploitations à problème (soit celles où la maladie survient de manière récurrente), il est conseillé de procéder à une investigation sur place.

 

L’hygiène

Pour prévenir les infections, il est important de réduire au maximum la pression infectieuse, à savoir la quantité de germes auxquels l’animal est exposé.

Il s’agira donc d’une part d’éviter l’importation de germes par des animaux malades et d’autre part de réduire la quantité de germes présents dans l’exploitation par des mesures d’hygiène adéquates.

Ces mesures vont d’une évacuation régulière du fumier et du renouvellement de la litière à une désinfection en règle (nettoyage grossier – nettoyage à haute pression – séchage – désinfectant adéquat). 


Conditions de garde

Les animaux forts et en bonne santé sont plus à même de se défendre contre les germes que les animaux faibles. Une alimentation équilibrée et de bonne qualité ainsi qu’un apport adéquat en oligoéléments et en minéraux sont déterminants en la matière.

Toute forme de stress diminue la capacité du système immunitaire à se défendre.

Peuvent être source de stress: la chaleur, le froid, les transports, la surpopulation, une mauvaise composition des groupes d’animaux, un nombre insuffisant d’abreuvoirs ou de places de couchage...

Tentez de réduire au maximum les facteurs de stress à l’écurie. Votre vétérinaire peut vous aider dans cette analyse ainsi qu’en cas de questions à propos des mesures d’hygiène.